Prélavage
Prélavage
Lavage
Lavage
Décontamination
Décontamination
Polissage
Polissage
Lustrage
Lustrage
Cirage
Cirage
Finitions
Finitions

 

L’art du detailing s’appuie sur un programme d’étapes indispensables à respecter afin d’obtenir un résultat flamboyant.

Cette étape cruciale  peut en effet être décomposée en deux phases:

  • Le prélavage tout d’abord. Si le véhicule présente un degré de saleté important avec un film routier, insectes sechés ou/et qu’il n’a pas été lavé depuis longtemps, il est alors indispensable de procéder à un prélavage, même pour un entretien courant, afin de le débarrasser des salissures présentes en surface. En utilisant un nettoyeur haute pression muni d’une « foam-lance » (sorte de pistolet avec réservoir dosé en shampoing et mousse active), on recouvrira le véhicule d’une solution à base de shampoing dosé avec une mousse permettant d’emprisonner la saleté et de la faire ainsi retomber par gravité. Cela évite ainsi tout risque de micro-rayure lors du lavage qui succède, car le plus gros des contaminants aura été nettoyé avec ce type de prélavage.

Lors de cette étape, on procède également au nettoyage des éléments extérieurs à l’aide d’un pinceau dédié, tels les joints de vitres, grilles de calandre, jointures diverses. On peut également appliquer la mousse active sur les jantes comme sur la carrosserie afin de retirer le plus gros des poussières de plaquettes.

  • Le lavage ensuite, étape connue de tous mais qui doit s’effectuer avec un matériel adéquat et des techniques précises, si l’on ne souhaite pas créer de micro-rayures sur la carrosserie. On parle souvent d’un lavage selon la « technique des 2 seaux » ou bien « 2 buckets method », méthode bien connue des detailers, qui permet de laver un véhicule avec un seau dosé en shampoing (Wash) et un autre avec de l’eau chaude de rinçage simplement (Rinse). La technique est simple mais à respecter scrupuleusement. On lave le véhicule panneau par panneau, en plongeant son gant de lavage dans le seau dosé en shampoing, que l’on rince dans le second seau une fois l’élément terminé (une porte par exemple). On recommence l’opération ensuite après avoir pris soin de rincer chaque élément à l’eau claire une fois nettoyé. Il est également indispensable d’utiliser des grilles (appelées également gritt guards), qui vont permettre de frotter son gant au fond du seau et d’emprisonner ainsi les contaminants au fond sans qu’il puisse ainsi remonter en raison de la forme des grilles.

Bien entendu, le nettoyage des jantes, à l’aide de brosses et gants divers, s’effectue pendant cette opération de lavage.

S’ensuit l’étape de séchage, qui s’effectue avec des serviettes dédiées à cet effet (type microfibre, waffle wave, etc.). On peut alors s’aider de Quick Detailer pour faciliter le séchage et éviter d’autant plus le risque de micro-rayures.

La décontamination est l’étape qui suit directement le lavage du véhicule afin de débarrasser la couche superficielle du vernis des contaminants restants tels que les traces de sève, les légères traces de goudron, oversprays de vernis, retombées industrielles etc.

Elle est généralement opérée avant une rénovation ou lors d’un traitement de protection afin de mettre le vernis « à nu » et ainsi favoriser l’accroche de la cire. Cette phase est effectuée à l’aide d’un gomme à base d’argile appelée « clay », modelable à volonté, accompagnée d’un lubrifiant pour créer un film entre le vernis et la gomme.

Étape essentielle du detailing, qui doit nécessiter une attention particulière afin de préparer au mieux le vernis au polissage ou à la phase de protection pour des véhicules neufs par exemple.

Le polissage des défauts présents sur la carrosserie représente incontestablement la plus longue partie d’une rénovation (souvent plusieurs dizaines d’heures), la plus éreintante pour le detailer, mais aussi la plus gratifiante. En effet, après avoir poli un véhicule entier, on peut nettement se rendre compte du résultat obtenu, du brillant du vernis retrouvé, ainsi que l’élimination des défauts initiaux.

Cette étape peut se faire à la main, généralement pour certaines zones inaccessibles avec une machine (derrière des poignées de porte, pare-chocs avant aux dessins compliqués, etc.) mais un detailer de métier travaillera toujours avec une polisseuse qu’elle soit de type orbitale ou rotative. C’est grâce à cette machine, munie d’un « pad » (tampon en mousse appliqué sur la plateau de la machine), de polishs plus ou moins abrasifs, et surtout d’une bonne dose de technique et d’expérience, qu’il est possible d’éliminer quasiment 100% des défauts. Seuls certains défauts, tels que des rayures profondes par exemple, ne pourront être qu’atténués tout au mieux. Dans certains cas, il est préférable de conserver une épaisseur de vernis suffisante (pour des polissages ultérieurs et pour conserver une protection UV) quitte à laisser quelques défauts en surface.

Vous l’aurez compris, le polissage à pour conséquence de retirer une très fine pellicule de vernis (quelques microns) afin d’éliminer les défauts. Généralement, pour des rénovations poussées et complètes, un polissage comprendra plusieurs passes: correction grossière et moyenne suivie d’une passe de finition. Ceci dans le but de procurer un éclat flamboyant sans hologrammes.

La nutrition du vernis, plus communément appelé et connu sous le nom de « lustrage », a pour but de redonner au vernis ses huiles perdues au fil du temps, et de le préparer à la mise en cire afin de favoriser l’accroche. A ne pas confondre « lustrage » avec polissage. En effet, le lustrage n’a aucune action corrective sur le vernis de la carrosserie. Beaucoup de personnes font l’amalgame entre ces deux termes.

Les produits utilisés pour cette étape de nutrition sont bien souvent appelés « cleaners » car ils ont également comme but de nettoyer la surface polie et de préparer celle-ci au mieux à la pose d’une cire naturelle ou même synthétique.

La phase de protection à l’aide de cires est l’étape ultime du traitement de detailing complet d’un véhicule. En effet, c’est par cette étape que l’on va pouvoir protéger le vernis du véhicule afin de le prémunir des agressons extérieures quotidiennes tout en relevant l’éclat global de l’auto.

Il existe différents types de cires, qu’elle soient naturelles à base de carnauba ou bien synthétiques, suivant le type de rendu et la durée de protection souhaitée. Il est important de discuter avec le client de ses attentes et de l’utilisation qu’il fera de son véhicule afin d’appliquer la cire adéquate. Un véhicule utilisé quotidiennement dans toutes les conditions ne se verra pas apposer la même protection qu’un véhicule plaisir qui ne sortira que les week-ends pour des ballades et par temps sec.

Il est enfin à noter que ce n’est pas tant la cire appliquée sur le véhicule qui donnera le brillant au vernis, mais bien toute la préparation en amont de l’application de cette protection, avec bien entendu le polissage, qui aura retiré une fine couche de vernis oxydé par le temps. La cire n’est là que pour parfaire le rendu et protéger l’auto.

  • Cette dernière phase, dite de finition, est toute aussi importante que les précédentes. Elle regroupe toutes les parties annexes à la carrosserie, telles que les joints, les vitres, les sorties d’échappement, les plastiques bruts extérieurs et/ou intérieurs, les pneus etc. Bien souvent, nous retrouverons des produits spécifiques à chaque détail, mais quelques fois, certains produits proposés peuvent être multi-usage (joints, plastiques extérieurs et pneus ensemble par exemple).
  • L’entretien régulier futur du véhicule vise à pérenniser au maximum le travail de detailing effectué  pour maintenir l’éclat du neuf aussi longtemps que possible. Il est ainsi primordial d’utiliser les bons produits et surtout d’apprendre les bonnes techniques pour pouvoir entretenir au mieux l’état esthétique de son véhicule. Ainsi, il est à proscrire tout lavage d’entretien aux rouleaux, ou bien même d’utiliser les modes « lavage avec savon » des centres de nettoyage haute pression que l’on peut rencontrer, afin d’éviter que la protection appliquée ne s’affaiblisse rapidement, voire disparaisse complètement dès le premier lavage! L’emploi d’un « Quick Wax », permettant de rebooster la couche de cire appliqué tous les 3-4 lavages est un bon moyen, rapide et efficace, de pérenniser au maximum le traitement appliqué. Le fait d’utiliser des serviettes de séchage en microfibre épaisse ou de type gaufrée « waffle wave » (éviter les peaux de chamois) permettra aussi d’éviter au maximum de créer des microrayures.